Le sol pense au vin – et à nous aussi
On l’a tous remarqué sur les derniers millésimes : les parcelles dont on a le plus respecté la vie du sol ont mieux encaissé les coups de chaud ou les excès d’eau. Les baies tiennent mieux, les acidités restent plus fraîches, on obtient des vins plus équilibrés, moins “cuits”. Ce n’est pas que du discours de vigneron-poète : c’est constaté partout, dans les bilans techniques du réseau Bio Loire-Atlantique ou dans ceux de l’IFV. La microfaune du sol, c’est le tout premier rempart contre les excès climatiques.
Au final, gérer les sols en bio, c’est accepter l’incertitude, car rien n’est figé. Rien que sur la commune, on compte déjà plus de 10 itinéraires différents, tous faits de tests, d’erreurs, de réussites à moitié muettes, de trouvailles partagées à la pause de 10h au chai. Mais toujours avec la même boussole : faire parler le terroir, à chaque vendange, à partir d’un sol vivant – et d’un collectif de vignerons qui ne cesse jamais de s’interroger.
Pour ceux qui veulent creuser, les références qui comptent le plus par ici restent les travaux de l’IFV Pays de la Loire, les fiches techniques Bio Loire-Atlantique, les expérimentations du GDD Vignoble Nantais, et, il faut bien le dire, l’expérience cumulée de ceux qui travaillent ces sols depuis leur apprentissage. Coeur de vigneron, cœur de sol.